Trail Saint Omer-Cassel

6 avril 2013 - 22:11

Le week end dernier, Nico profitait d'un week-end de vacances dans le Nord pour participer à un trail,28kms pour environ 250/300m de denivelé. Autant dire une course rapide par rapport aux piqueurs le week end d'avant!!

Aucun objectif sur cette course,si ce n'est qu'un entraînement rapide. J'ai aussi pu tester l'effet d'un régime bien adapté la veille d'une course (spécialités régionales à base de maroilles,frites, le tout arrosé d'une bonne bière locale).

Pour cette course nature mixte chemins/route, j'hésitais entre mes chaussures route (inconvénient:peur de les ruiner dans les chemins boueux) et trail (inconvénient:peur de galérer sur la route). Au final j'opte pour des vieilles chaussures route que je n'ai plus mises depuis plus d'un an...Petit conseil:ne faites jamais ça si vous tenez à vos mollets et tendons...

Bref direction le Mont Cassel (arrivée de la course) où une navette m'amène au départ, à Saint Omer (très belle ville).

Beaucoup de monde sur cette course, et surtout une organisation qui a l'air bien rodée.

Le profil est plat, avec des difficultés à la mi-course et surtout en fin de course avec la montée du mont Cassel,point culminant des Flandres.

Le départ donné,très rapide avec des coureurs qui prennent d'entrée la tête. On traverse un très beau parc,puis on arpente les rues de Saint Omer:escaliers,pavés (pas facile de courir dessus). 2-3 kms à étirer le peloton et on se retrouve à cinq en tête.

L'allure est vraiment rapide et je sais que je pars trop vite.10' passées,je suis déjà dans le rouge et je me maudis d'avoir suivi les premiers.Qu'est-ce que je fais là?

On longe un canal avec une ligne droite à perte de vue.Je me retourne, on a déjà fait le trou sur le peloton,avec environ 30'' d'avance. A ce moment-là, je suis persuadé que je ne peux pas faire mieux que 5e.

Dans notre groupe de cinq, un belge mène depuis le début (il a l'air assez facile),les trois autres suivent assez facilement, et moi je ferme la marche en tirant la langue.Ca va très très vite,et progessivement je perds mètre par mètre.On arrive à un gros fossé avec une planche en bois,mes quatre coéquipiers pilent devant cet obstacle et je récupère instantanément les quelques secondes de retard que j'avais.Je me dis qu'en fait,avec une passerelle comme celle-ci tous les kms,j'arriverais peut-être à les suivre:-)

Je ferme toujours le groupe, et à une bifurcation les quatre se trompent et là encore je comble facilement mon retard. La tactique est là,il faut gérer et attendre leurs fautes!!

Vers le 6-7e kms,on entre enfin dans un bois,leur vitesse diminue légèrement à mon grand soulagement. Quelques kms vite avalés et entre le 8e et le 16e on traverse un bois. On arrive enfin dans mon élément, enfin du trail. Les kms s'enchaînent assez facilement et on arrive à un ''mur'' d'après un des coureurs qui connaît le parcours. En fait c'est une côte qui ne doit pas excéder la minute. A ce moment-là le belge hausse le rythme et je suis avec un autre gars.Arrivés en haut on enchaîne dans la descente et on va peu à peu distancer les deux autres. 

Une 2e côte un peu plus longue et on creuse l'écart.On sort de la forêt par un très long faux plat descendant très très boueux. Dans cette portion, on se détache légèrement à deux, le belge légèrement en retrait. C'est là que j'ai la bonne idée de tomber ma gourde par terre, le temps de faire demi tour pour la ramasser et repartir, je perds bien 15 bonnes secondes, le belge me redouble et je me retrouve seul en chasse.J'allonge tant que je peux dans la boue mais je ne reprends pas une seule seconde,et je sens que mes mollets commencent à chauffer.

J'arrive sur une route bitumée, les 2 premiers 15-20'' devant moi, je vois le belge qui met une mine et qui prend rapidement et facilement une belle avance.

J'allonge mais rien à faire, le 2e toujours 15'' devant moi. Je passe au 16e km en 1h01.

On emprunte un nouveau chemin,un long faux plat montant puis des successions de grandes lignes droites.L'état de mes mollets ne s'arrange pas, je suis victime d'une grosse contracture sur le mollet droit (1ère fois de ma vie);j'enrage d'avoir pris ces vieilles chaussures...

L'avantage de ces grandes lignes droites c'est qu'on a une belle vue d'ensemble à la fois sur l'avant mais aussi l'arrière de la course. L'inconvénient c'est quand on en bave comme moi, ça devient très très long.. A chaque foulée un coup de poignard dans le mollet. Je perds peu à peu du temps sur le 2e, le 1er avec plus d'une ou deux minutes d'avance. Mais derrière ça reste assez loin.

On arrive au pied du mont cassel, environ 100m de denivelé. Impossible de trop accélérer dans la côte, il y a même un passage où l'on doit mettre les mains par terre tellement ça monte.

Je sais que ma place est figée,pas moyen de revenir sur l'avant et les poursuivants sont trop loin pour revenir.

On traverse Cassel et on finit par une dernière rampe à 12%. Il y a un public énorme derrière des barrières,ça fait chaud au coeur!!! 

Je termine 3e en 1h50 avec 20'' de retard sur le 2e et 2' sur le premier.

Une belle course nature, très belle organisation (9€ d'inscription:une serviette de plage offerte et une bière locale; les 10 1ers récompensés; un joli buffet); un balisage impec. A méditer...

La ville de Cassel mérite le détour, typique des Flandres avec ses maisons en brique rouge.

Je discute avec le belge qui gagne la course;il s'agit d'un coureur sur route qui participait à son premier trail. Ses références sur route: 1h09 au semi, 2h26 au marathon!!! OK on est carrément pas du même niveau!!!

Beaucoup de coureurs sont là car un semi watten-cassel arrive à cassel le même jour, ce qui explique la très belle affluence sur l'aire d'arrivée.

Vidéo de la course (pour me voir visionner partie 3 aux alentours 9' minute du reportage):http://course-alternative.fr/videos_2013_1194.htm

Résultats:http://course-alternative.fr/resultats_2013_1183.htm

Commentaires

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 5 Supporters